L’égalité d’abord !
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Brèves
Controle au faciès
samedi 10 mai
On espère toujours que les choses vont changer, en ce qui concerne le contrôle au faciès ce n’est pas le cas. Les études années après années sont les mêmes. La maréchaussée contrôle plus facilement les beurs et les blacks. Triste privilège que notre président avait promis de corriger, malheureusement M Valls n’a pas voulu et le président s’est incliné. Gageons que certains s’en rappelleront dans l’isoloir.
 
Sur le Web : Libération
Le vote musulman.
vendredi 9 mai
Le PS l’a longtemps considéré comme une réserve naturelle, mais ses promesses non tenues, le mariage pour tous, la non loi sur le contrôle au faciès , la non loi sur le vote des résidents étrangers, les manipulations, font qu’aujourd’hui ce n’est plus le cas. Il ne s’agira pas pour cette catégorie de l’électorat d’aller voter UMP mais sans doute de voter pour des listes qui leur ressembleraient, le risque de listes dites communautaires n’est pas du tout nul ! Mais à qui la faute...
 
Sur le Web : Le Nouvel Obs
Jean Luc Ennaudi n’est plus (APS)
dimanche 23 mars

L’historien Jean-Luc Einaudi, militant infatigable pour la vérité sur les massacres de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris, est décédé, a-t-on appris samedi de source associative.

C’est le comité local du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) d’Aubervilliers qui a annoncé, dans un communiqué parvenu à l’APS, la triste nouvelle du décès dont les causes ne sont pas, pour l’heure connues.

Militant, Jean-Luc Einaudi a porté de nombreux combats sur le terrain de la vérité des massacres du 17 octobre 1961 à Paris. Il est l’auteur de « La bataille de Paris – 17 octobre 1961″. Ce 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression dirigée par le préfet Maurice Papon.

Ami du peuple algérien, il avait animé, à de très nombreuses reprises, des rencontres sur le devoir de mémoire des victimes de ce crime d’Etat. Le monde, et les Algériens tout particulièrement, retiendront surtout de lui son témoignage paru, le 20 mai 1998, dans le journal Le Monde « En octobre 1961, il y eut à Paris un massacre perpétré par des forces de police agissant sous les ordres de Maurice Papon ».

En juillet 1998, le préfet de sinistre mémoire Papon porte plainte pour diffamation envers un fonctionnaire public. Le 26 mars 1999, il est débouté de sa plainte et l’historien relaxé au bénéfice de la bonne foi.

 
Les réunionnais de la Creuse
jeudi 20 février
Une tache sur l’histoire de la France, puisque jusque en 1982, on a enlevé à leur famille, de jeunes enfants pour espérer repeupler la Creuse. Comment ne pas penser aux aborigènes d’Australie, victime du meme traitement avec la meme idée que ce que l’on allait leur offrir était forcément meilleur que ce qu’ils recevaient dans leur milieu "naturel" ! Toujours ce fameux complexe de supériorité, le même que celui qui justifiait la colonisation.
 
Sur le Web : Libération
Claude Goasguen récidive
mercredi 19 février
Député maire du 16ème ancien du club de l’Horloge, il s’en prend une fois de plus aux musulmans dans des propos que l’on peut qualifier sans risque de racistes On n’ose imaginer la levée de boucliers, si on remplaçait le mot musulman par celui d’israélites...
 
Sur le Web : Le Parisien
Sur le Web
BondyBlog
Site participatif animé par des jeunes gens des quartiers populaires
Maxime Tandonnet mon blog personnel
Blog de l’ex conseiller présidentiel chargé de l’immigration et de l’intégration. A lire car il est bon d’écouter les arguments de chacun.
Benjamin Stora
Site de l’historien,avec couvertures et résumé de ses ouvrages,et surtout l’intégralité du documentaire "Les années algériennes"
dimanche 20 avril 2014
De quoi le « vote musulman » est-il le nom ?
Bariza Khiari est vice présidente socialiste du Sénat,dans cet article paru sur Médiapart, elle analyse le "vote musulman" et les résultats des municipales. Ses conclusions soulignent ce que l’on a constaté, l’existence d’un vote sanction face aux renoncments, déceptions. Ah ce gout amer dans la bouche que nous connaissons si bien depusi des années...

Il faut, sans fausse pudeur, analyser le recul historique des socialistes aux dernières élections municipales. C’est à l’aune de cet exercice de vérité qu’ils pourront démontrer que « le message a été entendu ». Les raisons de cette déroute sont multiples et, pour certaines, controversées. Une explication fait pourtant l’unanimité : l’électorat populaire, et notamment dans certains « quartiers », n’a pas voté, comme prévu, pour le parti socialiste.

Il y aurait donc eu un vote des quartiers, osons le dire un « vote musulman » ! Une note du Cevipof en 2011 puis une étude Ifop en 2013 ont tenté d’isoler le poids de la variable cultuelle dans le comportement électoral des musulmans : ce segment, qui constitue selon l’Ifop 5% des inscrits, et qui se caractérise par un sur-vote à gauche très important (34 points de plus que la moyenne nationale), « représente 1,5% du corps électoral... soit l’avance qui a permis à François Hollande de l’emporter » sur Nicolas Sarkozy.

Plus récemment, la Fondation Jean Jaurès a consacré une note à ce segment électoral stratégique, notamment en Ile-de-France. Selon cette étude, les « musulmans de gauche » se singularisent idéologiquement par des valeurs conservatrices sur les questions de société, et, électoralement, par une plus forte propension à l’abstention. L’auteur, comme surpris de sa propre audace, prend soin de souligner le caractère « explosif » de cette révélation politique. Pourtant, l’étude du poids de la religion n’est pas une discipline nouvelle. Ce n’est donc pas tant la dimension confessionnelle qui effraie, mais bien sa dimension spécifiquement musulmane.

Le 6 mai 2012, les Français de confession musulmane ont voté pour François Hollande en réaction à une décennie de stigmatisation (Kärcher, racaille, halal, burka). Le débat sur l’identité nationale, qui ne fut rien d’autre que l’expression d’une islamophobie d’Etat, a profondément perverti le concept du vivre-ensemble. L’immigré est devenu l’arabe, lui-même devenu musulman, forcément terroriste, incarnation de la nouvelle figure de l’Autre, inadmissible !

Les dernières saillies islamophobes de la droite (notamment la farce du pain au chocolat) ont conforté les stratèges socialistes dans l’idée que cet électorat leur était acquis. Mais, aux municipales, ces électeurs ont, par leur abstention massive ou leur report sur des listes dites « citoyennes », fait trébucher le PS jusque dans ses bastions traditionnels. Les messages des 23 et 30 mars expriment une double sanction : le sentiment d’avoir encore une fois été bernés et trahis et le rejet d’un agenda politique centré principalement sur les questions sociétales.

A cet égard, Patrick Menucci, candidat du PS à Marseille, a déclaré que le « mariage pour tous » lui avait coûté beaucoup de voix, notamment dans la communauté musulmane. Ces propos sont partagés par d’autres élu-e-s défaits qui pointent les ABCD de l’égalité. Ces derniers n’ont pas été perçus comme visant à lutter contre les stéréotypes sexistes, mais comme des vecteurs de l’indifférenciation sexuelle. D’ailleurs, des candidats de droite ne se sont pas privés de jeter de l’huile sur le feu en distillant des contre-vérités sur le sujet, entamant ainsi gravement la confiance en notre école publique.

La confiance dans l’école républicaine est pourtant essentielle. Elle doit rester le lieu de l’émancipation par le savoir et permettre la mise à distance de tous les endoctrinements. La défiance qu’elle suscite est d’autant plus inquiétante qu’un certain nombre de jeunes sont des proies faciles pour les officines fondamentalistes passées maîtres dans l’art d’exploiter leur désarroi. Leur habileté à « vendre » le référent religieux comme dernière échappatoire au sentiment d’injustice ouvre la voie au repli communautariste ou aux dérives sectaires, particulièrement par temps de crise et de racisme aujourd’hui décomplexé.

Si le gouvernement, parallèlement à sa démarche volontariste en faveur du « mariage pour tous », avait su promouvoir avec la même énergie, à défaut du même succès, le « vote pour tous », les candidats socialistes auraient eu sur le terrain des arguments à faire valoir. Si le gouvernement, comme annoncé, avait réformé le Code d’entrée et de séjours des étrangers, ces électeurs auraient observé l’amélioration des conditions de vie de leurs proches. Si, lors de la primaire socialiste à Marseille, on avait salué la citoyenneté active des quartiers Nord au lieu de dénoncer au plus haut niveau de l’Etat un « vote communautaire », Marseille aurait pu revenir à la gauche. Si la gauche avait procédé à quelques nominations, même emblématiques, ces électeurs auraient eu le sentiment d’accéder, par procuration, à une reconnaissance et une dignité nouvelle.

C’est au cœur même du fonctionnement de l’Etat, réputé laïque et méritocratique, que l’ethnicisation des rapports sociaux est la plus inadmissible, et sans doute la plus forte. Notre élite politico-administrative, à force de consanguinité, est devenue un « grand corps malade ». L’arabe/musulman, ce mal aimé de la République, est l’objet d’un véritable tir de barrage dès lors qu’il s’agit de prétendre à occuper un poste à responsabilité.

L’élite des « issus de l’immigration », celle qui a cru en la promesse républicaine, est frappée d’ostracisme. Le message envoyé aux jeunes générations est catastrophique quand le regard porté sur ces élites, même lorsqu’elles sont issues de grandes écoles, les relègue encore trop souvent à une altérité indépassable.

Au lieu de cela, nos responsables se sont contentés de quelques beaux discours, comme si le simple fait de se prévaloir de l’article 1er de notre Constitution valait solde de tout compte.

Faut-il rappeler que le « curseur » des musulmans, comme le reste de nos concitoyens, n’est pas bloqué autour de la seule variable cultuelle ? Ils sont pauvres ou nantis, chômeurs ou salariés, et soucieux de l’avenir de leurs enfants. La construction de l’identité politique se construit, sauf cécité intellectuelle, en tenant compte de l’ensemble des ingrédients notamment socio-économiques.

L’inversion de la courbe du chômage et l’amélioration du pouvoir d’achat, promesses communes à tous et non réalisées, ont conduit une partie de nos concitoyens à l’abstention ou vers des listes d’extrême droite. L’électeur de confession musulmane à qui on avait promis, de surcroît, l’encadrement des contrôles au faciès, le droit de vote aux élections locales, une politique visant à lutter contre les discriminations a été très vite habité par la conviction d’être, à plus d’un titre, le « dindon de la farce ».

En vérité, le citoyen de confession musulmane éprouve à la fois le sentiment de servir de variable d’ajustement pour une gauche en mal d’électeurs, et de repoussoir pour une droite soucieuse de donner des gages à l’extrême-droite, sans pour autant quitter le convoi des premières victimes des tensions économiques.

Le Parti socialiste a été sévèrement sanctionné pour ses renoncements successifs. Dès lors, il n’est pas interdit de penser qu’il ne pourra plus gagner d’autres élections nationales sans l’apport de cet électorat particulièrement sensible aux questions de justice sociale et d’égalité. Il faut passer des promesses aux actes. Des résultats tangibles en matière d’égalité réelle permettront et, il n’est pas trop tard, de dissoudre le facteur identitaire du vote.

Entre abstention et listes dites « citoyennes », il y a pour les citoyens musulmans un autre chemin : celui de notre République sociale et laïque, encore faut-il que nos dirigeants montrent la voie. Cela implique de parier sur les compétences en ignorant l’appartenance et de redonner la primauté à la citoyenneté sur l’identité. Sur ces questions se jouent la crédibilité et la pérennité de notre modèle républicain.

Bariza Khiari, sénatrice socialiste de Paris, vice-présidente du Sénat texte paru sur Médiapart :

http://blogs.mediapart.fr/edition/municipales-2014/article/170414/de-quoi-le-vote-musulman-est-il-le-nom

 
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Le Festival Algérie en Mouvement associe de nombreux partenaires associatifs de Paris, d’Ile de France et d’Algérie et a pour objectif central de mettre en valeur la société civile algérienne dans ce (...)

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